La nouvelle ligne électrique de 14 kilomètres reliant le poste source d’Anani à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny a été officiellement mise en service ce lundi 6 juillet 2026. Cette infrastructure stratégique dote la plateforme aéroportuaire d'une résilience énergétique inédite.

Abidjan, Un pas de géant vient d’être franchi pour la sécurité aéroportuaire. Afin de prémunir l'aéroport international Félix Houphouët Boigny contre les risques de coupures de courant, une nouvelle ligne électrique haute tension a été officiellement connectée au poste source d’Anani. Grâce à cet ajout, la plateforme abidjanaise dispose désormais de sept lignes de secours, un dispositif robuste conforme aux standards internationaux les plus exigeants.

Longue de 14 kilomètres et soutenue par un réseau de 200 poteaux, la nouvelle ligne a été déployée dans des délais exceptionnels. Pour les autorités, l'enjeu dépasse le simple cadre technique : il s’agit de consolider le positionnement économique de la Côte d’Ivoire en garantissant la continuité des services de sa principale porte d’entrée aérienne.

Pour parer à toute éventualité, le dispositif technique sera prochainement renforcé par deux groupes électrogènes de forte puissance (2 500 kVA). Si l'acquisition a été confiée à la société de gestion AERIA sous la supervision de la SODEXAM, CI-ENERGIES a d’ores et déjà installé des groupes électrogènes temporaires pour assurer la transition sans la moindre interruption de service.

Cette réussite technique met en lumière le savoir-faire des entreprises nationales. Abdul Sylla, directeur général par intérim de la SODEXAM, s’est félicité de cette avancée majeure qui marque une étape cruciale dans la résilience du réseau électrique de l’aéroport. Selon lui, ce projet démontre la capacité des structures ivoiriennes à relever localement et avec une grande réactivité des défis techniques de grande envergure.

Un sentiment partagé par Sidibé Noumory, directeur général de CI-ENERGIES, qui a salué la mobilisation exemplaire de ses équipes et des différents acteurs du projet. Cette mise en service réussie est, à ses yeux, le fruit d’une synergie de compétences entièrement mise au service de l’intérêt national.

Par: Delphin KOUAME